Le groupement forestier coopératif Baie-des-Chaleurs et sa filiale, Activa Environnement, ont le vent dans les voiles. Depuis deux ans, ils connaissent une forte croissance, au point de devoir agrandir leur siège social en Gaspésie pour être en mesure d’accueillir les nouveaux talents d’une équipe en pleine expansion.
L’agrandissement, d’une superficie de 1 500 pieds carrés, offrira trois nouveaux bureaux, une nouvelle salle de réunion, une salle récréative et un coin pour ranger l’équipement scientifique, et permettra également à chaque professionnel d’avoir son propre bureau. Le bois y sera valorisé pour s’harmoniser à la rénovation des bureaux existants réalisée l’an dernier. L’équipe souhaite valoriser particulièrement le bois provenant d’essences négligées : le mélèze pour l’accueil et l’érable rouge pour la salle de réunion, entre autres. Ce dernier, qui est un bois mou, offre un look un peu plus rustique. « Selon une formation suivie dernièrement, l’érable rouge est l’essence qui sera la plus favorisée par les changements climatiques dans notre région. Autant commencer à l’utiliser. », mentionne le directeur général PIERRE-LUC DESJARDINS. Les travaux ont débuté au mois de novembre et devraient se terminer à la fin de l’hiver.
Des changements nécessaires
L’idée est venue il y a deux ans suite à plusieurs embauches pour Activa. Comme les employés du groupement et ceux de sa filiale partagent les mêmes bureaux à New Richmond, soit une vingtaine d’employés au total, l’espace devenait de plus en plus restreint. L’équipement scientifique servant à la prise de données d’Activa occupe également beaucoup d’espace de bureau puisqu’il doit être entreposé dans une pièce chauffée et non dans le garage. Suite à une demande de subvention réalisée dans le cadre d’un programme d’Investissement Québec, un montant a été accordé au groupement, ce qui l’a convaincu de démarrer le projet.
En plus de ses bureaux à New Richmond, Activa Environnement possède des bureaux à Rimouski, Québec et Montréal, où le recrutement est plus facile, mais comme il s’agit d’une entreprise gaspésienne, il est important pour M. Desjardins d’attirer les employés au siège social. « On veut que le bureau soit vraiment plus accueillant et on veut être compétitifs au niveau de l’environnement de travail. Le but d’Activa a toujours été d’avoir des retombées économiques en Gaspésie, d’attirer des talents là. En agrandissant les bureaux, on va offrir un environnement d’affaires plus agréable pour eux. » Malgré les coûts de construction vraiment élevés, et encore plus en Gaspésie, l’équipe croit qu’à moyen terme, ce sera payant pour attirer et retenir la main-d’œuvre.

Une filiale en pleine croissance
La filiale Activa Environnement est détenue à 100 % par le Groupement forestier coopératif Baie-des-Chaleurs depuis 25 ans. Elle connaît une croissance rapide grâce au développement des parcs éoliens au Québec, à la transition énergétique et au plan d’action d’Hydro-Québec. Ayant été impliquée dans les premiers parcs à voir le jour, son expertise à cet égard est reconnue, mais aussi dans plusieurs autres domaines environnementaux.
« On effectue des études d’impact environnemental et de la surveillance environnementale de chantier, on accorde beaucoup de permis et de certificats d’autorisation pour différents promoteurs dans le minier, l’éolien, le municipal et les travaux routiers, et on fait beaucoup de travaux de phase un et deux », mentionne M. Desjardins. Pour y arriver, Activa peut compter sur une équipe multidisciplinaire composée d’ingénieurs civils, chimistes, ingénieurs forestiers, biologistes et hydrogéologue, entre autres.
Des employés du groupement collaborent parfois avec eux sur certains projets. Puisqu’ils connaissent très bien les opérations forestières, ils sont en mesure de bien conseiller les promoteurs éoliens, par exemple sur la façon de vidanger les bois. Le coup de main peut aussi aller dans l’autre sens, si le groupement a besoin des gens d’Activa pour caractériser des milieux humides, par exemple. Contrairement au groupement, Activa n’a pas de limites territoriales. Le groupement limite ses actions à la Baie-des-Chaleurs, tandis qu’Activa réalise des mandats sur l’ensemble du territoire québécois et même parfois au-delà.
Recrutement en cours
Le groupement cherche actuellement à engager des reboiseurs, des sylviculteurs, un contremaître, un ingénieur forestier et un technicien forestier. Du côté d’Activa, la recherche se fait pour trouver des surveillants de chantier, des chargés de projet et un directeur de projet.
« On essaie de maintenir la cadence. 2026 sera peut-être plus difficile au niveau de la récolte de bois, mais au niveau de la sylviculture, on a quand même un bon élan, et 2026 sera une grosse année pour Activa. Plusieurs parcs éoliens sont en construction, on a plusieurs mandats de surveillance de chantiers. À ce niveau-là, 2026 sera vraiment une bonne année », termine de façon optimiste M. Desjardins.
Signé Mélinda Morissette, spécialiste design et communications pour Groupements forestiers Québec
Source : LE MONDE FORESTIER, février 2026, p. 23
